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Emmanuel Kundela a été expulsé, en dépit de la mobilisation

jeudi 6 octobre 2016

Communiqué RESF 38
Comment nommer l’innommable ? Monsieur KUNDELA, Congolais, en France depuis 5 ans, père de 4 enfants, dont la femme attend le 5 , a été dénoncé par un guichetier de La Banque Postale, pour avoir présenté un récépissé périmé.

La police est arrivée et a embarqué au centre de rétention de Nîmes ce mauvais étranger. C’était le 20 août. Après avoir refusé de monter dans un avion à Marseille, monsieur Kundela a été transféré au Centre de rétention du Mesnil Amelot, près de Roissy. Toutes les demandes de libération ont échoué.

Certes l’étiquette de « faux et usage de faux » qui a été collée sur son « crime » a empêché tout jugement serein. Il est jugé « non intégré » par le ministère de l’intérieur, puisqu’il a fait usage d’un faux. Lors de sa fuite du Kivu, sa province, M. Kundela n’a pas pensé à emporter des preuves du fait qu’il était pourchassé. Difficile de penser à tout quand on fuit … si bien que, sans preuves, ses demandes d’asile n’ont pas été acceptées.

M. Kundela est resté retenu et a subi deux autres tentatives d’expulsion, sans succès. C’était sans compter sur la vengeance du ministère de l’intérieur… Il ne supporte pas les soutiens divers et variés de ce mauvais sujet étranger non intégré, les élus de la ville de Grenoble, les députés du département, une sénatrice et des conseillers régionaux, une pétition sur le site du RESF qui obtient plus de 1000 signatures, des essais d’intervention directement auprès du ministère de l’intérieur etc, rien n’y fait.

Les décideurs expulseurs se retranchent derrière le « faux et usage de faux », et, malgré les dires de J-M Ayrault, ministre des affaires étrangères, « le Congo est au bord de la guerre civile », entendent bien se défaire de cet inopportun personnage. Si « crime de lèse majesté » il y avait, pour un simple récépissé, dont la date de validité était dépassée, l’expulsion laissant une femme seule et enceinte et 4 enfants sans père n’est-elle pas, elle, un « crime de lèse majesté » en regard à la convention du droit des enfants, signée par la France (il doit y avoir longtemps…) qui stipule dans ses articles notamment 2, l’enfant ne doit pas souffrir de la situation juridique de ses parents, de leurs activités … et 9 l’enfant a le droit de vivre avec ses parents…

Aujourd’hui, 4 octobre 2016, 45 jours de rétention, M. Kundela devait être libéré à 15 h. il a été embarqué à 10 h 35 direction Kinshasa et ses prisons.

Contact RESF 38 mail : resf38 no-log.org tél : 06 81 03 52 27
mercredi 5 octobre 2016.

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Communiqué RESF 38

Comment nommer l’innommable ? Monsieur KUNDELA, Congolais, en France depuis 5 ans, père de 4 enfants, dont la femme attend le 5 , a été dénoncé par un guichetier de La Banque Postale, pour avoir présenté un récépissé périmé.

La police est arrivée et a embarqué au centre de rétention de Nîmes ce mauvais étranger. C’était le 20 août. Après avoir refusé de monter dans un avion à Marseille, monsieur Kundela a été transféré au Centre de rétention du Mesnil Amelot, près de Roissy. Toutes les demandes de libération ont échoué.

Certes l’étiquette de « faux et usage de faux » qui a été collée sur son « crime » a empêché tout jugement serein. Il est jugé « non intégré » par le ministère de l’intérieur, puisqu’il a fait usage d’un faux. Lors de sa fuite du Kivu, sa province, M. Kundela n’a pas pensé à emporter des preuves du fait qu’il était pourchassé. Difficile de penser à tout quand on fuit … si bien que, sans preuves, ses demandes d’asile n’ont pas été acceptées.

M. Kundela est resté retenu et a subi deux autres tentatives d’expulsion, sans succès. C’était sans compter sur la vengeance du ministère de l’intérieur… Il ne supporte pas les soutiens divers et variés de ce mauvais sujet étranger non intégré, les élus de la ville de Grenoble, les députés du département, une sénatrice et des conseillers régionaux, une pétition sur le site du RESF qui obtient plus de 1000 signatures, des essais d’intervention directement auprès du ministère de l’intérieur etc, rien n’y fait.

Les décideurs expulseurs se retranchent derrière le « faux et usage de faux », et, malgré les dires de J-M Ayrault, ministre des affaires étrangères, « le Congo est au bord de la guerre civile », entendent bien se défaire de cet inopportun personnage. Si « crime de lèse majesté » il y avait, pour un simple récépissé, dont la date de validité était dépassée, l’expulsion laissant une femme seule et enceinte et 4 enfants sans père n’est-elle pas, elle, un « crime de lèse majesté » en regard à la convention du droit des enfants, signée par la France (il doit y avoir longtemps…) qui stipule dans ses articles notamment 2, l’enfant ne doit pas souffrir de la situation juridique de ses parents, de leurs activités … et 9 l’enfant a le droit de vivre avec ses parents…

Aujourd’hui, 4 octobre 2016, 45 jours de rétention, M. Kundela devait être libéré à 15 h. il a été embarqué à 10 h 35 direction Kinshasa et ses prisons.

Contact RESF 38 mail : resf38 no-log.org tél : 06 81 03 52 27
mercredi 5 octobre 2016.

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