logo PG38
Nous n’occupons pas pour occuper. Nous occupons pour atteindre des objectifs politiques. Frédéric Lordon.

Accueil > Contributions

Le capitalisme face à sa crise actuelle

lundi 4 avril 2016

Un texte de Prabaht Patnaik in Monthly Review Janvier 2016 communiqué et traduit par Jean-Pierre Juy

JPEG - 24.6 koPrabaht Patnaik est un éminent économiste indien, universitaire, dont les préoccupations doivent beaucoup à la fois à sa confrontation aux questions de développement du sous-continent indien et à une longue fréquentation de la pensée économique qui se réclame de l’économie politique au sens vrai.

Les fondements de sa vision théorique se trouvent dans Marx, Rosa Luxembourg, et aussi chez Michal Kalecki grand économiste polonais des années 30. Il propose ici, dans le cadre d’une conférence prononcée au cours de l’été dernier, à partir de l’analyse historique du développement du capitalisme dans la seconde moitié du XX° siècle, une analyse des tenants et aboutissants de la crise mondiale actuelle.
Le fait qu’il soit pratiquement inconnu en France ne fait qu’ajouter à l’intérêt de le faire connaître, en particulier à tous ceux pour qui la transformation du vieux monde n’est pas une idée vaine.

Cet article est important à plusieurs titres. D’abord par la longueur de ses développements, ce qui lui confère un peu le caractère d’un legs théorique à l’usage des nouvelles générations. De nos jours, celles-ci semblent avoir oublié les enjeux des débats théoriques et pratiques formateurs de la pensée de ceux qui au début du siècle dernier, soulevaient la question des conditions économiques pour l’instauration d’un monde nouveau, libéré des chaînes de l’exploitation et de l’impérialisme mortifère.

Important également parce que Patnaik cherche à saisir la crise dans sa globalité, celle de sa mondialité et aussi son historicité. Ensuite parce que son analyse procède de l’examen du champ de bataille que constitue le marché mondial, et comment par ses limites mêmes, il interdit toute perspective à son dépassement en dehors de l’instauration de nouveaux rapports de production. Enfin parce qu’il contribue de façon originale au débat économique indispensable à l’heure de la crise écologique, sur les modalités d’une transition soucieuse d’un un ordre économique mondial plus rationnel.

Source :
http://monthlyreview.org/2016/01/01/capitalism-and-its-current-crisis/

Quelques notes explicatives ont été insérées avec renvois en bas de page pour faciliter la lecture des lecteurs les moins familiers avec le vocabulaire économique.


Une réaction ? Contactez la rédaction